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  • Femme et Entrepreneuriat en RDC : aux origines d’un mal profond

    Femme et Entrepreneuriat en RDC : aux origines d’un mal profond

    Comment interpréter le leadership économique féminin à l’ère de la mondialisation et des cultures congolaises ? Dans quelles conditions, les femmes ont-elles commencé à entreprendre pour s’autodéterminer et impacter leurs communautés ?

    Les Sisters ont tenu une conférence – atelier sur le sujet, le mardi 18 mars 2025, au centre culturel Andre Blouin, dans la commune de Ngaliema, à Kinshasa. Animé par Trésor KALONJI, formateur en leadership, les participants ont remonté la trame du temps, et analysé les différentes phases de l’évolution de la société congolaise de la période allant de la fin de la Deuxième Guerre mondiale jusqu’à l’an 2000.

    Sur les trois générations s’étant succédé, l’évolution du rôle et de la place des femmes a été passée en revue, en partant des écoles ménagères, où l’on préparait la jeune fille aux compétences domestiques telles que la cuisine, la couture, l’entretien du foyer et l’éducation des enfants. Les femmes étaient formées pour être de bonnes épouses et mères, sans autonomie financière ni émancipation intellectuelle.

    Avec l’indépendance, l’urbanisation et l’ouverture progressive de certaines professions aux femmes ont favorisé leur intégration dans l’administration publique et le commerce informel. Toutefois, le poids des traditions patriarcales limitait encore leur ascension sociale et professionnelle.

    Après la Zairianisation (nationalisation forcée des entreprises privées étrangères), une crise économique secouera le pays au début des années 1980, transformant le paysage socio-économique. Face à l’effondrement des structures économiques formelles, de nombreuses femmes se sont tournées vers le commerce informel, devenant des figures incontournables de la subsistance familiale. C’est le début des « maman moziki », femmes commerçantes s’étant lancées dans la vente des pagnes, des bijoux et du transport de marchandises. Cependant, leur activité restait marquée par un manque de cadre réglementaire et de soutien institutionnel. Nombreuses n’ont ainsi pas su survivre à l’effondrement de l’économie après les pillages de 1991 et 1993.

    L’ère de la digitalisation et de l’entrepreneuriat (2000-2020) a ouvert de nouvelles perspectives aux femmes congolaises. Une prise de conscience accrue du rôle des femmes dans la société a fait émerger une nouvelle génération de femmes entrepreneures, à la faveur de l’ouverture économique du pays. De plus en plus diplômées, elles se sont tournées vers des secteurs comme l’agro-industrie, la mode, les services ou encore le numérique.

    Un chemin semé d’embûches

    Mais l’accès des femmes à une éducation formelle devant leur ouvrir à des opportunités ne se passait pas sans embûches. Nelly Kabulo, Lauréate du Prix Castel 2024 de la Bracongo et Fonds d’Innovation Talents Pluriels de Cuso International, cette licenciée en Communication, a partagé avec l’assistance, son expérience et ses débuts difficiles dans l’agroalimentaire.

    Cette passionnée de l’agroalimentaire a dû faire face à un environnement hostile, influencé par une perception traditionnelle des femmes limitées aux tâches domestiques. Des difficultés qui ne l’ont pas dissuadé à transformer son rêve, héritée du savoir-faire de sa mère qui lui transmit ses connaissances dans la transformation du soja et de la nutrition.

    L’expérience de Nelly rejoint celle d’autres femmes qui, malgré les obstacles et les préjugés de l’époque, affublant les femmes riches à des personnes aux mœurs légères, une conséquence des « moziki », sororités regroupant les femmes commerçantes et au sein desquelles, elles se livraient à des beuveries, de quoi alimenter une mauvaise réputation aux femmes entrepreneures qui sortent du lot.

    Madame Nelly Kabulo prenant part à la conférence des SISTERS

    Bien que les Moziki aient défrayé la chronique dans le Kinshasa des années 80, toutes les femmes commerçantes de l’époque n’ont pas sombré dans les excès. Pauline Mona Kayoko déploie dès 1986, un réseau de stations-service dans les grandes villes congolaises avec son Label (ML) pour Mona-Luxe. Aujourd’hui, son empire s’est étendu à des restaurants et supermarchés. D’autres noms ont pu s’imposer dans le commerce des vivres frais et le transport de marchandises comme Tshi Tsha Bene ou encore la styliste Bi-Omba.

    Confronter la théorie à la réalité

    Après les échanges, les participants ont sillonné les environs de la Commune de Ngaliema dans le but d’interroger les femmes commerçantes pour en savoir plus sur leurs besoins primordiaux, les valeurs auxquelles elles sont attachées, leurs modèles de réussite, ainsi que les obstacles et les défis qu’elles rencontrent au quotidien.

    La génération actuelle (2000-2020) se distingue par une ambition plus affirmée et une volonté de rupture avec les normes antérieures, même si elle reste freinée par des inégalités structurelles. Les politiques publiques et les initiatives privées doivent être repensées pour favoriser l’accès des femmes aux financements, aux formations et aux réseaux de mentorat. Il est également crucial d’encourager une déconstruction des préjugés sociaux freinant leur ascension.

    Si l’entrepreneuriat féminin en RDC fait face à des défis persistants, il se présente aussi comme un formidable vecteur de transformation sociale et économique. L’émergence de femmes entrepreneures influentes, la digitalisation des marchés et l’évolution des mentalités ouvrent des perspectives prometteuses pour le leadership féminin congolais.

    Atelier sur l'Entrepreneuriat féminin en RDC organisé par le média féminin SISTERS au Centre culturel André Blouin

  • Conflit à l’Est de la RDC : comment font les femmes pour faire face à la précarité menstruelle ?

    Conflit à l’Est de la RDC : comment font les femmes pour faire face à la précarité menstruelle ?

    Les amies, il est difficile d’imaginer à quel point l’accès aux produits d’hygiène de base peut être difficile en ces temps de crise à l’Est de notre pays, où des millions de femmes et de jeunes filles sont touchées la précarité menstruelle.

    Après l’occupation de la ville de Goma, une ville de près de deux millions d’habitants, saccagée et pillée par les rebelles du M23 soutenus par le Rwanda, les établissements sanitaires, privés de tout, suite à l’enclavement de la ville et l’accès difficile des structures humanitaires, exposent les femmes qui se retrouvent sans protection adéquate pendant leurs règles. Le manque de serviettes hygiéniques et d’eau propre favorise la prolifération d’infections.

    Des méthodes naturelles à l’épreuve de la crise

    Devant l’impasse, beaucoup sont contraintes d’improviser en utilisant des morceaux de tissu réutilisés sans possibilité de les laver correctement, tandis que d’autres se tournent vers des solutions de fortune comme des feuilles de bananier, assez difficile à trouver du fait de l’insécurité dans la région. Malheureusement, ces alternatives exposent à des infections vaginales et urinaires. D’autres méthodes offrent une protection alternative comme le séchage de tissus en coton lavés et séchés aux rayons ultraviolets du soleil qui agissent comme un désinfectant naturel en éliminant une partie des bactéries.

    Pour les plus démunies, les feuilles de goyaviers sont utilisées pour réduire le risque d’infections et à apaiser les irritations, à travers un lavage intime. Ce qui n’est pas sans risques.

    La situation humaine à l’Est de la RDC est très précaire et est susceptible d’entrainer un drame humain laissant de nombreuses femmes infectées et livrées à elles-mêmes.

    Il est plus que temps que les déplacées et personnes confinées dans les agglomérations puissent bénéficier d’une assistance d’urgence. C’est une question de dignité et de respect des besoins fondamentaux des femmes, qui souffrent depuis plus de trente ans, des conséquences d’un conflit oublié du monde.

    La Rédaction de SISTERS apporte tout son soutien aux efforts déployés pour le retour de la paix dans cette région meurtrie. Vos dons en faveur des femmes de l’Est peuvent faire la différence et les aider à bénéficier d’une hygiène menstruelle saine.

  • Quel est le bon moment pour laver ses sous-vêtements ?

    Quel est le bon moment pour laver ses sous-vêtements ?

    Les amies, quand il est question d’intimité corporelle, non seulement les avis divergent, mais aussi, les interprétations sur le sens pour une fille d’être propre. Vous vous rappeler des histoires des étudiantes logées dans les homes des universités, sur l’échange des sous-vêtements entre filles qui causent des infections ?

    En tout cas, nombreuses n’ont jamais eu le quitus d’y loger suite à cette folle rumeur tenace depuis des années. Mais qu’en est-il des hommes ?

    Contrairement aux idées reçues, ils ne sont pas mieux lotis que nous. Si ces messieurs peuvent aisément passer des jours à enfiler et renfiler les mêmes vêtements sans que cela n’émeuve leur concept de la propreté, les femmes elles, sont tentées de croire que quarante-huit heures sont une limite à ne pas dépasser avant de passer nos tissus à la bassine d’eau. Mais existe-t-il vraiment de standards pour cela ?

    Curieuse, j’ai mené ma petite enquête et suis tombée sur une enquête de spécialistes de l’Agence française de la transition écologique. En gros, c’est un organisme que les Français ont créé pour mesurer l’impact des actions humaines sur l’environnement et de la façon de les atténuer. Visiblement, laver des vêtements aussi régulièrement que nous les femmes le faisons est un risque au vu de l’énorme quantité d’eau que nous utilisons pour ôter l’odeur de nos vêtements et les rendre impeccables.

    Bref, selon leurs conclusions, les caleçons devraient être nettoyés après chaque utilisation. Il faudrait par contre, avoir porté une robe 4 à 6 fois, 7 fois de suite un soutien-gorge et 15 à 30 fois un jean, avant de les nettoyer. D’après leurs enquêtes, si on n’applique pas ces normes, nos vêtements s’usent plus rapidement.

    Je pense que notre perception de la propreté est aussi culturelle. Est-ce que notre obsession à être propre est-elle en grande partie, alimentée par le monde de la mode et l’industrie des détergents, qui nous encouragent à consommer toujours plus.

    Bien qu’être propre est une vertu, il serait temps, mesdames, de revoir nos habitudes et adopter une approche plus écologique du lavage qui permettra d’allonger la durée de vie de nos vêtements contre une usure rapide. Après tout, préserver l’environnement commence aussi dans notre lingerie.

  • Ce métier était l’un des plus prisés par les Kinoises en 2024

    Ce métier était l’un des plus prisés par les Kinoises en 2024

    Exercer une activité rentable constitue un dilemme pour de nombreuses jeunes femmes en quête d’autonomie financière. Si le commerce a longtemps figuré en tête de liste des métiers dans lesquels les femmes se lançaient en masse, créant le mythe fondateur des Nana Benz à la congolaise, c’est plutôt, les salons de coiffure pour femmes qui ont proliféré dans les quartiers résidentiels et commerciaux de Kinshasa.

    Cette profession, souvent perçue comme accessible et peu coûteuse à lancer, s’est avérée être une source de revenus significative. Le succès des tresseuses, dont les prestations sont payées en pièces sonnantes et trébuchantes, a mis la puce à l’oreille d’entrepreneurs qui leur ont donné des salles équipées dans lesquelles, elles ont diversifié leurs services en intégrant la vente de produits capillaires, la manucure, la pédicure et des soins dermatologiques.
    La demande croissante pour les services de coiffure est indéniable. La prestation la moins coûteuse revient à cinq dollars américains dans des communes comme Bandalungwa et atteint deux chiffres dans d’autres. À côté, les 3.000 francs congolais que paient les hommes pour se faire une beauté ressemble à une goutte d’eau dans l’océan.

    Chaque fin de semaine, un flux constant de clientes, des petites filles aux adultes, se dirige vers les salons ou les coiffeuses de quartier. Esther Palata, coiffeuse à Kintambo Magasin, en est un exemple emblématique. Ayant commencé comme coiffeuse indépendante en 2017, elle a su construire une réputation solide et, en 2024, a transformé son activité en une entreprise établie. Selon elle, chaque cliente peut lui rapporter 20 dollars ou plus, ce qui souligne le potentiel financier de ce métier.

    Le Capital
    L’accessibilité de ce métier est un autre facteur clé de son attrait. Devenir coiffeuse ne nécessite un investissement assez conséquent. Quant à la formation, elle est beaucoup plus accessible et est souvent proposée par des ONG locales et des centres professionnels. Ces programmes incluent non seulement l’apprentissage des techniques de coiffure, mais également des notions d’esthétique et de gestion, ouvrant ainsi des perspectives entrepreneuriales.

    Après investigation, notre rédaction a su établir les montants suivants :

    • de 1000 à 4000$ pour un petit salon
    • de 5000 à 15000 pour un salon standard
    • Plus de 15000$ pour un salon haut de gamme

    Ces montants incluent la location de l’espace, son aménagement, les équipements et les frais administratifs et de personnel. Ils comprennent :

    Local commercial

    Emplacement : Un lieu bien situé, avec beaucoup de passage et une bonne visibilité.

    Loyer : le loyer varie beaucoup selon les quartiers.

    Aménagement intérieur

    Travaux de peinture, carrelage, électricité, plomberie.

    Mobilier : fauteuils de coiffure, miroirs, comptoirs.

    Équipements professionnels

    Sèche-cheveux professionnels (fixes et portables)

    Casques chauffants

    Bacs de lavage

    Équipements pour soins capillaires : fers à lisser, fers à boucler, tondeuses

    Produits capillaires

    Shampoings, après-shampoings, colorations

    Personnel

    Salaires : Coiffeuses.

    Taxes

    Marketing et communication

    Enseignes et signalétiques

    Publicité sur les réseaux sociaux ou imprimés

    Autres frais

    Système de gestion (caisse, facturation)

    Bien évidemment, vous pouvez commencer modestement, en minimisant certains frais et monter en puissance progressivement. Ce qui nécessite une bonne discipline de gestion et une planification financière à toute épreuve.

    Les plus modestes peuvent se lancer en freelance avec des prestations à domicile. Rassurez-vous cependant avant d’aller chez les gens. Avec l’insécurité grandissante de nos jours, c’est une option à n’utiliser qu’avec des gens en qui vous avez pleinement confiance.

    Pour celles qui cherchent une voie professionnelle rentable en 2024, la coiffure est une option viable que notre rédaction vous recommande en 2025.

  • Marie Musifu Bouguin : une voix pour l’autonomisation des femmes en RDC

    Marie Musifu Bouguin : une voix pour l’autonomisation des femmes en RDC

    Marie Musifu Bougain est juriste et experte en genre. Diplômée en droit international public et en genre et développement, elle a rejoint l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à 24 ans, devenant l’une des plus jeunes membres de cette organisation internationale.

    Issue d’un milieu modeste, elle s’est d’abord forgé une expérience dans le volontariat, et a su créer un réseau professionnel solide avant d’intégrer le monde professionnel.
    Son impact trouvait tout son sens dans les objectifs de la FAO, ou, plus de 50 % des bénéficiaires des programmes et projets sont des femmes. En partenariat avec le ministère du Genre de la RDC, elle a contribué à l’élaboration d’une stratégie nationale visant à renforcer l’implication des femmes dans l’agriculture.

    À cet égard, Marie souligne la nécessité d’industrialiser le secteur agricole pour maximiser son potentiel. La dernière crise du maïs en 2023, qui avait vu les circuits d’approvisionnement du pays être paralysés, obligeant le Gouvernement à chercher des solutions palliatives pour suppléer au million de tonnes nécessaires à la consommation nationale, a rappelé la triste réalité, de Congolais vivant sur des terres arables, mais incapables de manger à leur faim, faute de production nationale suffisante et soutenue. Avec 80 millions d’hectares cultivables, la RDC produit à peine un quart de sa propre consommation annuelle de maïs, une denrée alimentaire de base dans de nombreuses régions du pays, alors que la Zambie, principal pays vers lequel elle se tourne pour s’approvisionner, en possède 43 millions.
    De nombreux défis structurels entravent le développement d’une filière pérenne, auquel s’ajoute la question du Genre, où les femmes, petites productrices, subissent des inégalités liées à l’accès au financement et la possession des terres sources de conflits familiaux, voire ethniques.

    Le parcours de Marie s’est forgé par sa volonté à s’impliquer dans les questions touchant à l’égalité des sexes au sein d’une organisation de jeunes, ce qui a fini par la faire remarquer. Marie exhorte les jeunes femmes à « rêver grand », à travailler dur et à investir dans la formation continue.
    Son message est clair : avec ambition, compétence et foi, il est possible de surmonter les obstacles, tout en promouvant l’égalité des sexes dans tous les secteurs.

    Un cri de cœur qu’elle lance pour encourager les femmes à s’investir dans l’agriculture, un domaine qui constituera la principale richesse durable de la RDC après l’ère post-minière.

  • Henry, des filles et une quête sans fin

    Henry, des filles et une quête sans fin

    Chers Sisters, je vous espère toutes bien portantes, en cette période de fin d’année où les esprits s’échauffent et que les fêtes approchent à grands pas. Lors de courses à Kinshasa, chargée de plusieurs objets, sous un soleil de plomb et des embouteillages qui ont atteint le stade ultime de l’inaptitude humaine à savoir faire des compromis, je me suis résolue à commander un taxi via l’application que vous connaissez. Le conducteur, un monsieur appelé Alex, m’a conduit de la ville vers mon quartier. Sans musique, ni climatisation, il est évident que le seul moyen de ne pas sombrer dans la crise des nerfs suscitée par la chaleur était de tailler bavette. Et c’est là que commence son histoire sur une femme mariée de son église dont l’époux intransigeant avait fait sa partenaire de boxe non-consentante.

    Une affaire de chromosomes

    Henry (appelons-le comme cela) est un homme d’affaires prospère qui prie avec Alex (le chauffeur) dans une église située dans la commune de Kinshasa. Sa femme, qui a déjà trois enfants, est victime de sévices physique de son mari et pour cause : Elle ne lui a donné que des filles. Une situation intolérable à ses yeux et qu’il pense être lié à un mauvais sort ou du moins selon lui, à l’incapacité manifeste pour sa femme de lui donner un garçon beau et intelligent comme lui. Bien évidemment, le pasteur de l’Église a tenté de faire comprendre à son fidèle les incidences de la génétique sur le sexe des enfants, sans que cela ne soit causé par la femme : en vain.

    Furieux, et estimant que personne n’arrive à comprendre son « malheur », Henry répudie sa femme et manifeste donc, le besoin de prendre une autre épouse pour lui donner les garçons tant recherchés. Le refus du Pasteur de bénir cette deuxième union, pousse celui-ci à quitter l’église et à rejoindre une autre communauté dans laquelle il trouva un écho favorable et se mariera donc à une autre femme jeune et vierge.

    Et comment ça s’est passé depuis, demandais-je au chauffeur ?

    Alex prit un temps de répit, visiblement dégoûté d’avoir à raconter une telle histoire à une femme, avant de me répondre que Henry a depuis, eu deux autres enfants avec sa deuxième épouse : de jolies petites filles, belles et intelligentes.

    Quel serait selon toi le problème d’Henry ? Prendra-t-il une autre épouse jusqu’à ce que son désir soit comblé ? J’ai promis de faire un tour dans cette église pour parler à son ancien pasteur quand j’aurai le temps. En attendant, portez-vous bien.

  • Get to know the Technical Director of Africell in the Democratic Republic of the Congo

    Get to know the Technical Director of Africell in the Democratic Republic of the Congo

    Today, I had the opportunity to meet Christine Nashef, Director of Engineering at Africell, a prominent figure in the telecommunications sector of the Democratic Republic of Congo.

    She welcomed me into her universe, sharing her journey, challenges, and advices by providing interesting perspectives on her position at the forefront of innovation and her dedication to the advancement of her company and sector within the Congolese tech ecosystem.

    David : Hello Mrs Christine. Can you introduce yourself in few words ?

    Christine : I am Christine Nashef, the Engineering Director at Africell, based in Kinshasa, DRC. I hold a Bachelor’s degree in Computer and Communication Engineering from Notre Dame University, and a Master’s degree in Engineering Management from the American University of Beirut. My career with Africell began in 2006 in Beirut, before moving to Kinshasa in 2012. Outside of my professional life, I am a wife and a proud mother of a six-year-old boy, who is my greatest source of inspiration.

    David : Many women face challenges balancing demanding careers with family life. How do you combine both your family life and the professional one ?

    Christine : Balancing a demanding career with family life is certainly a challenge for many women. Maintaining a healthy work-life balance becomes even more complex task when you have children, especially in our field where working day and night is sometimes necessary. However, developing effective strategies to manage both is essential. Prioritizing time by organizing tasks and setting clear boundaries between work and personal life is important. I make it a point to stay fully focused at work so that when I get home, I can give my full attention to my family. On weekends, I also strive to spend as much quality time as possible with my family and friends, which helps me remain focused and productive in both areas. Additionally, I believe in the importance of self-care and taking time to recharge by engaging in sports such as basketball, tennis and padel.

    David : How was your beginning steps in professional life. Especially your integration in the affairs of technology ?

    Christine : Entering the world of technology is an exciting journey filled with countless learning opportunities. My professional journey began with my studies in Computer and Communication Engineering and then Master of Engineering Management, which equipped me with the technical skills and knowledge necessary to thrive in the tech industry. During my university years, I pursued internships that provided hands-on experience, deepening my understanding of the telecommunications sector.

    Then my journey with Africell started, more than 18 years ago, as a fresh graduate. The journey has been both challenging and rewarding. Challenging, as the ever-evolving nature of this field requires constant updating with the latest industry trends and advancements, making it a continuous learning experience. Rewarding, since you keep learning and progressing. Africell has played a significant role in my professional growth by investing in our education and facilitating our advancement to attain higher roles.

    David : A curiosity question. What led you here, in the Congo to start a career in telecommunication ?

    Christine : I started my career with Africell at their head office in Beirut, where I worked for around six years. When the company acquired a license to operate in the Democratic Republic of Congo, I seized the opportunity to move here and work on the newly launched network. I was eager to take on this challenge and gain field experience in such a rapidly growing sector. I saw the chance to contribute to the development of vital infrastructure that bridges the digital divide and enhances communication across the country.

    The collaborative and innovative spirit within the telecommunications industry in Congo is incredibly inspiring. In my current role as Engineering Director, I lead projects that push the boundaries of technology. It is fulfilling to be part of a team that drives technological advancements and makes a real difference in people’s lives. My experience in Congo has been both professionally and personally rewarding.

    David : An engineering director is a leader that oversees and guide the company’s engineering departement. Which are the skills that you find are necessary for running this post or function ?

    Christine : To successfully run the post of an Engineering Director, a combination of both technical expertise and leadership skills is required. A strong understanding of engineering principles, technologies, and industry standards is essential. Problem solving skills and the ability to identify, analyze, and solve complex technical issues is highly required. In addition to the leadership and management skills, to be able to inspire, motivate and guide the teams towards achieving common company objectives and manage projects proficiently to be delivered on time and within budgets.  

    David : As we can see, we find that this field so vast, but what is your specialty in the function of engineering Director ?

    Christine : The field of engineering and telecommunications is indeed vast and encompasses a wide range of technologies, services, and applications that connect people and devices around the world. As an Engineering director, my expertise lies in managing the telecommunication network from end to end. This includes network dimensioning, planning, design, budgeting, expansions, implementation of innovative network solutions, performance monitoring, optimization, security management, digital transformation, quality assurance, project management, team building and several other responsibilities. In a nutshell, it involves overseeing every aspect of the network’s lifecycle, from planning and design to deployment, operation, and optimization.  

    David : In terms of overseeing the team, how do you feel the feedback from your subaltern and how much important do you think that talking or communication is in your collaboration ?

    Christine : Feedback from team members is a vital component of leadership and team management. It plays an essential role in helping individuals understand how they are perceived, as well as in identifying their strengths and areas of development. I believe in encouraging an open and transparent environment where team members feel comfortable sharing their thoughts, concerns, and suggestions. This feedback allows me to understand their perspectives, identify areas for improvement, and make informed decisions that benefit the entire team.

    David : As we know, in any post of direction, leadership is crucial. We want to know: what is your philosophy, how do you inspire your team membres, while facing logistic or technical challenges and if possible tell us ONE of Big challenge you’ve already faced ?

    Christine : « Failure is never an option; we either succeed or we learn. » This philosophy underpins my leadership approach. I believe in empowering employees to make decisions and take ownership of their work while promoting a collaborative environment. Leading by example is another crucial aspect of my philosophy, which includes simple actions like being punctual, setting standards, and inspiring others to follow.

    As for a big challenge, actually challenges are a constant in our field. Recently, we faced a significant network outage. We identified the issue and mobilized the team to devise solutions, encouraging them to think outside the box to reduce the downtime. During such incidents, I ensure I am on-site with the team, offering support by sharing previous lessons learned or providing necessary contacts to help resolve the problem. By being actively involved and supporting my team, we can overcome challenges effectively and maintain a high level of performance.

    David : What role does mentorship play in your career, and have you mentored other engineers ?

    Christine : Mentorship has played a pivotal role in my career development and growth. Throughout my journey, I have been fortunate that Africell provided me mentors who offered guidance, support, and valuable insights. These mentors have helped me navigate complex challenges, develop my technical and leadership skills, and make informed career decisions.

    Recognizing the profound impact of mentorship, I have made it a priority to give back by mentoring other engineers through knowledge sharing, career guidance, personal development and empowerment. In engineering, mentoring can also facilitate reverse mentoring, where younger engineers can share new developments and techniques with more experienced counterparts.

    David : What are your personal goals for the next 5-10 years in your career ?

    Christine : My personal career goals would focus on driving innovation, expanding network capabilities, and promoting a thriving team environment. By focusing on these goals, I aim to not only drive my own advancement and career growth but also contribute significantly to the company’s success, make a positive impact on the community, and support the evolution of the telecom industry in DRC.

    David : What advice would you give to young women aspiring to a career of engineering, here in the Congo ?

    Christine : The field of engineering is certainly challenging. To pursue a career in Engineering confidence is the key, trust in your abilities and know that you have the potential to achieve great things.  

    Continuous learning and skill development are essential, whether through educational opportunities or from experienced engineers who have paved the way and can provide support, guidance and inspiration. Keep the patience and motivation alive and let it drive you forward. Once you have established yourself, the most important is to share your knowledge and experiences to inspire and support the next generations of engineers.       

    David : Your last words and maybe a word of encouragement to young girls or women who will read or listen to this interview?

    Christine : Never give up on your dreams ! The journey may be tough, but nothing is impossible. Believe in yourself and just move forward, giving up shall never be an option.

    And with that, I have finished my interview with the Director of Engineering at Africell in the DRC. An experience that truly resonated with me. Christine exemplifies determination, strong passion, and a continuous will to excel as an individual and as a contributor to the company she serves. If you want to push yourself to your limits and make an impact in the STEM field, her story is a real inspiration.

  • Le Prix Littéraire CARINE NOVI 2024 a vécu

    Le Prix Littéraire CARINE NOVI 2024 a vécu

    C’est dans une atmosphère pleine de solennité et dans la retenue habituelle qu’ont connait aux écrivains, que la deuxième édition du Prix CARINE NOVI s’est déroulée le mardi 10 décembre dans l’espace américain de l’Université protestante au Congo, à Kinshasa. Initié par les anciens bousiers du programme YALI pour l’Afrique de l’Est en hommage à l’une des leurs, Carine Novi Safari, militante des droits des femmes, décédée en 2021, il vise à récompenser les textes de jeunes écrivains engagés contre les violences basées sur le Genre (VBG). Des 35 textes reçus cette année,seuls 15 ont passé l’étape de la présélection et concouru à l’édition finale qui s’est conclue simultanément dans cinq villes de la RDC.

    La Directrice du Centre culturel Américain, Laetitia Ngalula s’adressant aux participants de Kinshasa

    Comme en 2023, le Centre Culturel Américain a appuyé cette initiative en apportant des ouvrages aux vainqueurs et en facilitant la vidéo-conférence entre cinq villes de la RDC. Pour cette édition, la Directrice du Centre, Madame Laetitia Ngalula, a rappelé l’engagement des États-Unis à promouvoir des initiatives portées sur l’élimination des formes de violences envers les femmes, dont ce prix en est l’expression dans la sphère littéraire congolaise. Elle a vivement encouragé les jeunes auteurs, particulièrement les femmes, à prendre la plume pour dénoncer avec leurs mots, les maux qui rongent les communautés dans lesquelles, les femmes sont des victimes d’un système qui les marginalisent. Tout en saluant le combat mené par Carine Novi, dont la vie était consacrée à réduire ces inégalités, elle a exhorté l’assistance à une prise de conscience collective contre ce fléau.

    Les participants présélectionnés ont eu l’occasion de présenter un résumé de leurs textes en présentiel et en ligne et d’en motiver l’écriture par rapport au contexte des VBG en RDC. L’occasion de découvrir des cas personnels, vécus par les auteurs eux-mêmes et qu’ils ont décidé de transcrire à l’écrit, comme témoignage d’une réalité face à laquelle, la communauté prend de plus en plus conscience.

    Le premier prix est revenu à Madame Arlette Kindula de Kinshasa avec Malaïka : le combat d’une jeune femme pour la liberté. Un témoignage personnel sur les vicissitudes de la vie d’une femme prisonnière des préjugés dans la société contemporaine.

    Jonathan Batandi, originaire de la ville volcanique de Goma, a séduit avec son émouvant : Cette terre n’a plus d’âme. Un récit mêlant mélancolie, culpabilité et éveil des femmes vers leurs droits pour plus d’autonomisation.

    La dernière palme récompense la nouvelle de John Elenga de Kisangani  » le péché d’être une femme  » où Nyota, personnage trentenaire porte son âge avancé comme un fardeau sous les regards des commères.

    La Lauréate de l’édition 2024, Arlette Kindula recevant son prix

    Le Chapitre YALI entend à travers cette initiative, mobiliser les jeunes auteurs et écrivains dans l’optique d’emmener un changement de comportement et une collectivisation de ce combat qui ne doit pas rester le seul apanage des femmes, a confié Trésor KALONJI, Président du Chapitre YALI, hôte de la cérémonie.

    Après la proclamation des résultats, l’activité s’est soldée par un copieux repas et un réseautage entre les différents participants.

  • La Dynamique pour la Protection des Femmes en RDC fait sa sortie officielle

    La Dynamique pour la Protection des Femmes en RDC fait sa sortie officielle

    La célébration des 16 jours d’activisme contre les violences basées sur le genre en République Démocratique du Congo (RDC) a été marquée par le lancement officiel de la Dynamique pour la Protection des Femmes en RDC, le 7 décembre 2024 au cours d’une matinée d’échanges avec différents acteurs impliqués dans la promotion du droit des femmes.

    Une approche participative a été adoptée, mettant en avant les contributions de panélistes diversifiés. Ces derniers ont abordé des thématiques clés, notamment le rôle des femmes et des jeunes filles dans la construction d’une paix durable en RDC, des liens complexes entre les violences sexuelles, le VIH/SIDA et la lutte pour les droits humains ; ainsi que l’utilisation responsable des réseaux sociaux. Ces plateformes, bien que porteuses de possibilités, sont également perçues comme des instruments potentiels de propagation de violences numériques.

    Portée par Madame Lartitia Nyemba Beleshay, la Dynamique pour la Protection des Femmes en RDC s’inscrit dans une vision visant à promouvoir et protéger les droits des femmes dans divers aspects de la vie.

    En tant que cadre de réflexion et d’action, elle souhaite garantir une participation accrue des femmes dans la société et promouvoir leur participation dans les processus de prise de décisions et dans l’accès à des solutions adaptées aux défis qu’elles rencontrent.

    Intervenant à cette activité, l’initiateur des SISTERS, Trésor KALONJI, est revenu sur les tabous, pratiques coutumières et stéréotypes entourant les violences envers les femmes. Des perceptions allant de la culpabilisation des victimes à la normalisation du viol conjugal contre lesquelles, il a appelé à une transformation des mentalités par l’éducation formelle, à travers une la conceptualisation de la masculinité positive et des VBG dans les cursus scolaires, universitaires et de formations professionnelles.

    Mr Kalonji a également partagé des astuces pratiques pour documenter les cas de harcèlement grâce à des outils technologiques, ainsi que des mécanismes de dénonciation adaptés au contexte congolais, afin de renforcer la capacité des femmes à se défendre et accéder à la justice.

    La Dynamique pour la Protection des Femmes en RDC se veut un cadre fédérateur pour agir collectivement et promouvoir un changement durable, en synergie avec d’autres organisations de la Société Civile. Un effort collectif orienté dans la consolidation des différents acquis engrangés dans la promotion des droits des femmes, afin qu’ils soient respectés et protégés, contribuant ainsi à une paix durable et à un développement inclusif en RDC.

  • À la rencontre de la Directrice Technique d’Africell en RDC

    À la rencontre de la Directrice Technique d’Africell en RDC

    Aujourd’hui, j’ai eu le privilège de rencontrer Christine Nashef, Directrice de l’ingénierie chez Africell, l’un des leaders incontournables dans le secteur des télécommunications en République Démocratique du Congo.

    Accueillante et chaleureuse, elle m’a ouvert les portes de son univers, partageant avec passion son parcours, ses défis, et ses conseils. À travers ses mots, elle m’a offert un aperçu fascinant de son rôle au cœur de l’innovation, ainsi que de son engagement sans faille pour faire avancer son entreprise et son secteur.

    David Pongo : Bonjour, Madame Nashef. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots ?

    Christine : Bonjour, oui bien sûr. Je suis Christine Nashef, Directrice Technique chez Africell, basée à Kinshasa en RDC. J’ai suivi des études en ingénierie des informatique et communications au Liban, avant de compléter une Maîtrise en Management d’ingénierie à l’Université Américaine de Beyrouth. Mon parcours professionnel m’a conduit à rejoindre Africell en 2006, avant de prendre mes fonctions actuelles à Kinshasa en 2012. En dehors de ma carrière, je suis également épouse et maman comblée d’un petit garçon de six ans, qui est ma plus belle source d’inspiration.

    David : Vous gérez une carrière exigeante tout en menant une vie de famille. Comment parvenez-vous à trouver cet équilibre ?

    Christine : Trouver cet équilibre est un défi de chaque instant. Avec des horaires parfois imprévisibles, des maintenances nocturnes et les responsabilités familiales, l’organisation devient essentielle. Je m’efforce de fixer des priorités claires : au travail, je suis pleinement investie, et à la maison, je me consacre à ma famille. Les week-ends sont sacrés pour partager des moments de qualité avec ma famille et mes amis. Mais l’équilibre ne s’arrête pas là: prendre soin de soi est tout aussi important. Le sport, comme le basketball, le tennis et le padel, m’aide à me ressourcer, à décompresser et à rester en forme. C’est une discipline, mais aussi un plaisir qui nourrit mon énergie.

    David : Quels défis avez-vous rencontrés en intégrant le domaine des télécommunications ?

    Christine : Les débuts ont été, il faut l’avouer, très intenses. Le secteur des télécommunications est en perpétuelle évolution, ce qui impose un apprentissage continu et une adaptation constante. Les stages et formations que j’ai suivis chez Africell ont joué un rôle clé dans mon immersion, en me donnant une vision claire des enjeux pratiques du métier. L’une des expériences les plus marquantes a été ma participation au lancement d’un nouveau réseau en RDC. Ce projet a été une véritable école, me permettant non seulement de renforcer mes compétences, mais aussi de rester à la pointe des dernières innovations. Une aventure aussi exigeante qu’enrichissante.

    David : En quoi consiste précisément votre rôle de Directrice Technique ?

    Christine : Mon rôle est vaste et stratégique. Je supervise l’ensemble des opérations liées au réseau de télécommunications, depuis la planification et le déploiement jusqu’à l’optimisation continue. Cela passe par la gestion des sites de télécommunications, l’élaboration de plans budgétaires pour anticiper les besoins croissants des utilisateurs, et l’intégration de nouvelles technologies, comme la 4G. En parallèle, je veille à ce que chaque projet soit livré dans les délais impartis, tout en respectant les contraintes budgétaires. C’est un équilibre subtil entre expertise technique et qualités de leadership, un défi qui demande autant de rigueur que de vision.

    David : Comment votre équipe perçoit-elle votre leadership ?

    Christine : Le feedback est un pilier fondamental de mon approche. J’encourage une communication ouverte et transparente, où chacun se sent libre d’exprimer ses idées, ses perspectives, mais aussi les défis qu’il rencontre. Cela me permet d’ajuster mes méthodes, de mieux répondre à leurs besoins et d’apporter le soutien nécessaire. En retour, cette dynamique favorise une collaboration solide et une véritable synergie au sein de l’équipe. Ce climat de confiance mutuelle est, selon moi, l’essence d’un leadership réussi.

    David : Vous avez certainement eu des mentors pour vous guider tout au long de votre parcours. Comment vous ont-ils soutenue dans un domaine aussi exigeant ?

    Christine : Leur rôle a été inestimable. À mes débuts, mes supérieurs et collègues ont été des piliers, m’aidant à naviguer dans les complexités techniques et stratégiques du secteur. Grâce à leurs conseils et à leur expérience, j’ai pu non seulement affiner mes compétences techniques, mais aussi développer mes aptitudes en gestion et en leadership. Aujourd’hui, c’est à mon tour de transmettre cet héritage. J’accompagne les jeunes ingénieurs, non seulement dans leur progression professionnelle, mais aussi dans leur épanouissement personnel, en espérant leur offrir la même inspiration et le même soutien que j’ai reçu.

    David : Quels conseils donneriez-vous aux jeunes femmes aspirant à une carrière en ingénierie ?

    Christine : Ayez confiance en vous, c’est la clé. Croyez en vos capacités, même face aux défis, et soyez prêtes à apprendre en permanence. Dans ce domaine en constante évolution, la curiosité et la soif d’amélioration sont vos meilleurs alliés. Entourez-vous de mentors qui vous guideront et vous inspireront, mais n’oubliez pas de rendre la pareille en partageant vos connaissances et en soutenant celles qui suivent votre chemin. L’ingénierie peut être exigeante, mais avec passion, détermination et persévérance, vous pouvez non seulement réussir, mais aussi marquer la différence.

    David : En tant que femme dans un domaine technique, avez-vous observé des évolutions concernant l’équité de genre ?

    Christine : Oui, il y a eu des progrès, mais le chemin reste encore long. La perception des femmes dans l’ingénierie s’améliore, cependant, il est crucial de continuer à déconstruire les stéréotypes qui persistent. Des entreprises comme Africell jouent un rôle déterminant en offrant des opportunités égales et en valorisant la diversité sous toutes ses formes. Mais il reste encore beaucoup à faire. J’encourage les organisations à aller plus loin en mettant en place des programmes de mentorat et de formation ciblés, afin de soutenir activement les femmes et de leur donner les moyens de briller dans des secteurs où elles sont encore sous-représentées.

    David : Quels sont vos objectifs pour les cinq à dix prochaines années ?

    Christine : Mes objectifs sont clairs et ambitieux. Je souhaite accélérer l’innovation, étendre les capacités du réseau et, surtout, continuer à inspirer ma communauté. Mon aspiration est de faire en sorte que le secteur des télécommunications en RDC devienne un modèle de référence en Afrique. Je suis déterminée à y contribuer activement, en apportant ma vision, mon expertise et en travaillant sans relâche pour façonner un avenir technologique brillant et inclusif pour la région.

    David : Quels conseils donneriez-vous aux femmes qui hésitent à s’engager dans une carrière technique ?

    Christine : Ne laissez jamais le doute s’installer. La route peut être semée d’embûches, mais chaque obstacle franchi renforce votre caractère et vous rapproche de vos objectifs. Soyez curieuses, adoptez une attitude d’apprentissage constant et entourez-vous de personnes qui vous soutiennent et croient en votre potentiel. Rappelez-vous toujours que votre contribution est non seulement valable, mais essentielle. Vous avez le pouvoir d’apporter un changement, alors n’hésitez jamais à poursuivre vos rêves avec confiance et détermination.

    David : Un mot pour conclure ?

    Christine : À toutes les femmes et jeunes filles : ne laissez jamais tomber vos rêves. Le chemin peut être ardu, mais sachez que la persévérance finit toujours par ouvrir des portes. Croyez en vous, poursuivez votre route avec détermination, car dans ce voyage, abandonner n’est jamais une option. Votre potentiel est infini, alors avancez sans hésiter.

    Ainsi s’achève mon entretien avec la Directrice de l’ingénierie d’Africell. Une rencontre qui m’a profondément impressionné. En Christine, on perçoit une résilience inébranlable, une passion dévorante et un engagement constant à se dépasser pour offrir le meilleur d’elle-même et faire progresser l’entreprise. Son parcours incarne une véritable source d’inspiration pour toutes celles qui aspirent à repousser leurs limites et à laisser une empreinte durable dans leur domaine.

    Toi qui me lis, la Tech t’intrigue ? Sache que tu peux te lancer dans cette aventure en toute confiance, car si tu choisis les télécommunications, tu trouveras des mentors comme Christine pour éclairer ton chemin et t’accompagner vers l’Excellence.