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  • Le mariage de l’artiste Kadima et la question de la soumission des femmes

    Le mariage de l’artiste Kadima et la question de la soumission des femmes

    L’union récente de l’artiste Moyengo Kadima, célèbre pour ses caricatures et dessins satiriques illustrant les enjeux politiques et sociaux en République démocratique du Congo, a suscité une vive polémique. La cérémonie, tenue à Mbuji-Mayi, chef-lieu de la province du Kasaï-Oriental, a attiré l’attention en raison de l’attitude de son épouse, dont l’identité complète n’a pas été dévoilée. Sur les réseaux sociaux, les internautes ont multiplié les commentaires, certains louant ou critiquant son apparence, tandis que d’autres débattaient de son comportement jugé pudique et réservé. Cette posture a alimenté des spéculations sur son éducation traditionnelle, perçue comme conservatrice, et sa soumission supposée, conformément aux normes culturelles Luba.

    Le Couple KADIMA

    Face à ces réactions, une question centrale émerge : l’attitude réservée de l’épouse Kadima reflète-elle des valeurs éducatives traditionnelles ou une conformité imposée par la société ?

    Ces débats ont également ravivé les tensions autour des rôles des femmes dans une société patriarcale. Certains observateurs, notamment masculins, ont comparé ce modèle d’épouse réservée à celui des femmes engagées sur les questions sociales et politiques, opposant deux visions du rôle féminin.

    Leadership et soumission : y a-t-il un lien ?

    Depuis que la parole s’est libérée en RDC, les femmes occupent une place croissante dans l’espace public, s’exprimant sur des sujets variés, y compris des questions controversées. Pourtant, dans une société dominée par le patriarcat, cette prise de parole est souvent perçue comme transgressive. Les mouvements féminins actifs depuis les années 2000 ont promu le leadership féminin, qui s’est consolidé au fil des années, jusqu’à s’étendre à plusieurs autres domaines professionnels. Mais alors, qui sont les femmes soumises ? Peut-on l’être tout en étant un leader affirmé et respecté ?

    La perception de la « soumission » soulève des interrogations. Est-ce qu’une femme qui réagit vigoureusement à un commentaire déplacé en ligne devrait-elle être considérée comme insoumise ? Élever le ton (ou la voix) devant un homme (acte considéré comme irrespectueux) dans certaines cultures et toléré dans d’autres est-il un critère par lequel on devrait juger des qualités d’une femme ?

    Les critères pour évaluer les qualités d’une femme varient selon les traditions, ce qui complique toute approche standardisée. Les débats en ligne révèlent souvent des jugements fondés davantage sur des préjugés que sur une réelle évaluation des compétences ou du caractère.

    Vers une reconnaissance équilibrée

    Dans ce contexte, il est essentiel de rappeler que le débat autour de la soumission des femmes ne devrait pas se transformer en une lutte contre l’intelligentsia féminine. Une femme qui argumente ne devrait pas être perçue comme irrespectueuse. Il est temps de dépasser les clivages culturels pour reconnaître que la capacité à débattre et à s’affirmer n’est pas une remise en cause des valeurs culturelles congolaises, mais un enrichissement pour la société.

  • Ilda Amani, la Miss Univers RDC confrontée au défi de l’unité nationale

    Ilda Amani, la Miss Univers RDC confrontée au défi de l’unité nationale

    Le vendredi 22 novembre 2024, comme beaucoup de Congolais, nous avons attendu avec fierté le retour d’Ilda Amani Dorcas après sa participation à la 73e édition du concours Miss Univers qui s’est achevée au Mexique. Voir notre drapeau flotter à ses côtés nous a à la fois remplis d’espoir et de fierté. Pourtant, ce sentiment a été terni par les commentaires injustes et les accusations insidieuses qu’elle a subies. Une fois de plus, une Congolaise talentueuse a subi une campagne de diabolisation en ligne, accusée d’être « Rwandaise », comme si cela suffisait à lui nier sa légitimité.

    Un phénomène qui ne cesse de se normaliser au fil du temps et qui affecte essentiellement, les originaires de l’Est du pays. La faute aux conflits qui minent cette partie de la RDC, où la question de la nationalité est source de tensions communautaires, à tel point que, lorsqu’une personne émerge de cette zone sur la scène nationale, un réflexe, une sorte de mécanisme de défense souvent inconscient, pousse de nombreux Congolais à s’interroger sur les origines. Innos B, une figure montante du Rap congolais en a fait et continue d’en faire les frais, comme si notre nation ne pouvait pas accepter sa propre diversité. Des divisions qui nous affaiblissent, alors que nous devrions célébrer des parcours comme celui d’Ilda, qui prouvent que la RDC peut briller au-delà de ses frontières.

    Les conséquences de cette campagne ont été fatales pour l’image de notre Miss, psychologiquement affectée, la poussant même à faire une vidéo pour dénoncer ces pratiques, alors qu’elle aurait dû rester concentrée sur la compétition. Une partie du vote devant émaner du public, très peu de voix sont venues de la RDC, alors que les Congolais sont numériquement plus nombreux sur les réseaux sociaux (22 millions de Congolais sont connectées à Internet).

    Pourtant, en 2016, au-delà de son talent, c’est le vote massif de la communauté numérique Congolaise via SMS qui a permis à Pamela Baketana de remporter le Concours de Voice Afrique Francophone. Coaché par l’artiste Lokwa Kanza, ce dernier avait mobilisé le public Congolais à travers les médias et des influenceurs pour que le vote de sa protégée puisse se faire en masse via le réseau Orange à l’époque.

    Ici Lokwa Kanza en tournée de sensibilisation pour Pamela

    Il suffisait que les Congolais se connectent et dépensent entre 3 et 10$ pour faire monter les voix de notre Miss. Hélas.

    En voyant cette jeune femme marcher sur une scène mondiale, ce sont de nombreuses jeunes filles comme elles qui se voient inspirées à croire en elles et à leurs potentialités, symbole d’une génération qui avance, malgré les obstacles. Mais où était le soutien de notre nation ? Où étaient nos institutions pour la défendre contre ces accusations ? Pourquoi la haine a-t-elle plus de voix que l’admiration ? Ce silence de notre part est une trahison envers nos propres enfants.

    Nous sommes fiers d’Ilda, non seulement parce qu’elle a représenté la RDC, mais parce qu’elle a tenu tête à tous ceux qui cherchaient à l’ébranler. Son parcours nous inspire à croire en un Congo où chaque citoyen, qu’il vienne de l’Est, de l’Ouest, du Nord ou du Sud, est reconnu pour sa valeur.

    Alors, la prochaine fois qu’une Congolaise portera notre drapeau sur la scène internationale, levons-nous ensemble. Célébrons-la. Soutenons-la. Parce qu’au-delà des frontières et des conflits, c’est de nous, de notre RDC, qu’il s’agit.

    Il est encore plus triste de voir que même son retour a été l’objet d’une énième campagne de diabolisation sur Internet. Notre Miss est rentrée à Kinshasa comme une illustre inconnue, sans qu’aucun accueil, digne ne lui soit réservée.

    La dernière fois qu’une Congolaise avait participé à cette compétition, c’était en 1986. Pourtant, la façon dont son pays la traite donne l’impression qu’elle n’était partie que représenter sa famille, alors qu’elle représentait toute une Nation.

  • Architecture asexuée ?

    Architecture asexuée ?

    Après l’atterrissage d’un vol commercial reliant une ville africaine à Kinshasa, le commandant de bord se tenait à la sortie de l’avion pour saluer les passagers à leur descente. Contre toute attente, un homme âgé se tint debout, comme figé, pendant plusieurs secondes, ne parvenant à se rendre à l’évidence de ce qu’il voyait : le (la) pilote était une jeune dame. Une surprise à laquelle il ne s’attendait sûrement pas, allant jusqu’à se questionner à sa descente, comment une femme était arrivée à tenir les commandes d’un Boeing 767 avec la vie de deux cents passagers à son bord. Une réflexion qu’il prit soin bien entendu de taire, attendant d’être arrivé dans l’aérogare et de partager cette « expérience » nouvelle pour lui, avec les autres passagers masculins du vol qui eux, n’y trouvaient rien à redire.

    Cet exemple montre l’ampleur des clichés sexistes dans la société congolaise, où la compétence ne semble que s’acquérir qu’en fonction du genre. Pourtant, la RDC a récemment franchi une étape historique en nommant, pour la première fois, une femme au poste de Premier ministre. Si entretemps, de l’eau a coulé sous les ponts, il reste encore du chemin à parcourir.

    Bâtisseuses d’avenir

    Bien que la politique et d’autres sciences aient commencé à voir émerger de nombreuses femmes prêtes à briser le plafond de verre pour vivre leur passion ; dans le domaine de l’architecture, le combat est encore rude.

    Ce métier, idéalisé et auréolé de prestige, a été largement réservé exclusivement aux hommes. Nombreuses sont les jeunes filles découragées dès le lycée, par manque de modèles féminins ou à cause d’une pression sociale omniprésente, à s’y consacrer une fois à l’Université. Du reste, voir une fille y débarquait donnait cours à certaines formes de stigmatisation.

    Un contremaitre congolais, interrogé sur la question, semble restreindre là aussi, le rôle des femmes présentes dans cette industrie : « elles n’aiment pas venir sur le terrain et se salir. La plupart du temps, elles font des relevés ou participent aux travaux d’études préliminaires. Elles n’ont pas encore réalisé que l’architecte est avant tout : une personne de terrain. »

    Difficile de savoir si ce cas particulier est commun à tous les chantiers de la RDC. C’est à se demander néanmoins si tout architecte doit nécessairement retrousser ses manches et manipuler la pelle pour prouver sa valeur ?

    Les ouvriers de maitrises et ceux voués à tous les travaux sont rattachés à des fonctions spécifiques. Dire que les femmes architecte ne savent pas ou ne veulent pas s’investir dans des travaux manuels n’est ni fondé ni un critère d’évaluation crédible.

    Heureusement, des femmes congolaises osent défier ces clichés. Elles choisissent l’architecture malgré les regards sceptiques, s’imposant par leur talent et leur ténacité. Les inscriptions féminines augmentent peu à peu dans des instituts comme l’ISAU ou l’INBTP.

    L’Association des Femmes Architectes du Congo, a été créée en 2006 pour encadrer la profession en stimulant les jeunes filles à poursuivre leurs études dans cette filière. Nombreuses de ses membres sont actives dans des projets d’envergure comme le Programme de Développement des 145 Territoires, à l’instar de Christine Bulonza dans la province du Mai-Ndombe, Nancy Kabimanya ou encore Detty Numbi Mbabi, Conseillère au Ministère de l’Urbanisme et Habitat du Gouvernement Judith Sumwina.

    Une personne faisait remarquer un jour le style et l’esthétique qu’apportent très souvent naturellement les femmes dans la décoration intérieure : «  Imaginez maintenant si elle devait construire avec la même perception du beau et du style » ?

    Si nous repensions la conception urbaine au féminin, le résultat serait peut être différent dans les villes congolaises.

  • Mesdames : faisons du dépistage une routine

    Mesdames : faisons du dépistage une routine

    C’est une interrogation cruciale qui se pose particulièrement dans le cadre de l’Octobre Rose, la campagne mondiale de sensibilisation sur le cancer du sein. En République Démocratique du Congo (RDC), cette sensibilisation a un caractère particulier, notamment pour les femmes qui, en raison de plusieurs facteurs, ont souvent un accès limité à l’information et aux soins. Le cancer du sein est la principale cause de mortalité chez les femmes et sa détection tardive en aggrave le pronostic.

    Le cancer du sein se caractérise par une prolifération incontrôlée de cellules au sein des glandes mammaires, pouvant s’étendre et affecter d’autres organes s’il n’est pas traité à temps. Selon le Dr Jacques Mbuyi, deux types de facteurs de risque existent : les facteurs non modifiables, tels que la prédisposition génétique et l’âge, et les facteurs modifiables liés au mode de vie, comme la consommation d’alcool et de tabac ou encore le surpoids.

    Dans le contexte congolais, de nombreuses femmes ignorent l’importance de faire un auto-examen régulier, pourtant essentiel pour repérer les signes comme l’apparition de masses, des modifications de la peau ou des sécrétions inhabituelles autour du sein.

    Se faire sucer les seins : la solution ?

    Une théorie tenace circule sur les réseaux sociaux selon laquelle, se faire sucer les seins par son partenaire de vie est une solution pratique pour prévenir ce type de cancer. Plusieurs théories s’affrontent et je peux vous dire que les plus sérieuses que j’ai exploré ne sont pas unanimes.

    Ne vous fiez donc pas à ce qui se dit sur Internet. L’autopalpation reste le mode de dépistage qui permet une prise en charge rapide et, par conséquent, un meilleur pronostic. Un diagnostic tardif peut entraîner des interventions plus lourdes comme la mastectomie, une opération qui impacte considérablement l’image corporelle des femmes dans une société comme la nôtre où l’apparence physique a une importance capitale dans la psychologie et le bien-être des femmes.

    Notre mode de vie : un tueur silencieux

    L’autre facteur à risque pour ce type de cancer sont les perturbateurs endocriniens. Pour faire simple, ce sont des substances chimiques présentes dans des produits que nous consommons tous les jours en allant au supermarché ou dans nos Wenze comme le Bisphénol dans le plastiques, les phtalates dans les produits cosmétiques (crème, lotion, shampoing, vernis à ongles), les détergents (Triclosan) ou encore les reçus de caisse qu’on vous remet au supermarché qui contiennent pour beaucoup du Bisphénol.

    Toutes ces substances génèrent de l’œstrogène, une hormone clé dans le développement du cancer du sein.

    Octobre Rose est un rappel sur la nécessité mesdames de faire du dépistage une routine de vie. Heureusement que les hommes aident aussi à porter le message et à sensibiliser celles qui n’y prêtent pas attention. Il ne suffit pas seulement d’en parler. Porter un symbole rose sur votre veste, sur le parechoc de votre véhicule ou devant votre boutique, ou encore sur votre profil sur les réseaux sociaux, est déjà un bon moyen de faire passer le message et de créer une dynamique importante.

  • Pourquoi les femmes négligent-elles les hommes qui les aiment tendrement ? On a posé la question

    Pourquoi les femmes négligent-elles les hommes qui les aiment tendrement ? On a posé la question

    « Pourquoi la personne que tu aimes ne t’aime pas en retour ? »

    Cette question reflète la complexité des relations amoureuses. Certaines femmes négligent un homme qui les aime beaucoup, mettant en avant des facteurs comme l’évolution personnelle, la compatibilité émotionnelle et la dynamique de pouvoir dans le couple. Est-ce que l’amour seul suffit à construire une relation ? Nous avons posé la question à quelques personnes.

    Pour Sarah Rahem, étudiante de 19 ans, l’amour seul ne suffit pas. « C’est important que je voie mon avenir en lui », affirme-t-elle. De son opinion, un homme qui n’évolue pas professionnellement ou intellectuellement est un frein, surtout si la femme aspire à une carrière et à avancer dans la vie. L’amour doit être accompagné d’une vision de progrès.

    Lajoie Kedi, blogueuse de la communauté U-Report, évoque la compatibilité émotionnelle. Pour elle, le simple fait d’être aimé ne signifie pas qu’on doit se mettre en couple. « La compatibilité dans une relation repose sur des valeurs partagées, des comportements compatibles, et une compréhension mutuelle. » Si un homme ne répond pas à ces critères, une femme peut ne pas être intéressée, même s’il l’aime profondément.

    Evodie Mupa, une femme mariée, parle d’une autre dynamique : la confiance excessive. Lorsqu’une femme se sent trop aimée, elle peut développer un sentiment d’invincibilité, pensant que son partenaire ne la quittera jamais. Cette assurance peut conduire à des comportements inappropriés qui finissent par pousser l’homme à s’éloigner, voire à devenir infidèle. Dans ce contexte, l’amour excessif d’un homme est considéré comme une faiblesse émotionnelle, incitant la femme à tester les limites de sa relation.

    Ces témoignages montrent que l’amour ne suffit pas toujours pour construire une relation durable. Des attentes plus élevées en matière de sécurité, de vision d’avenir et de compatibilité émotionnelle influencent le choix de nombreuses femmes, ce qui explique pourquoi elles peuvent parfois négliger des hommes qui, pourtant, les aiment sincèrement.

  • Future mère : soulage ton esprit avant de donner la vie

    Future mère : soulage ton esprit avant de donner la vie

    Mesdames, laissez-moi vous révéler quelque chose de très important que nous négligeons ou qui ne vous dit rien quand on en parle : la dépression !

    Contrairement à ce qu’on pourrait en penser, ça ne touche pas que les blancs. C’est du sérieux et elle peut vraiment vous pourrir la vie (et celle de votre bébé aussi !). Je sais qu’on n’en parle pas beaucoup chez nous, mais c’est un vrai problème, surtout pendant la grossesse.

    La dépression, c’est ce trouble qui vous fait perdre l’envie de tout, vous cloue au lit et vous fait voir tout en noir. Et deviner quoi ? Elle adore s’attaquer aux femmes enceintes. Pas cool, hein ? Elle se manifeste de plusieurs façons : perte d’appétit, insomnie, fatigue constante, tristesse… bref, pas vraiment l’idéal quand on est déjà en train de fabriquer un petit être humain !

    D’après l’Organisation mondiale de la Santé, les femmes sont plus touchées par la dépression que les hommes. Le professeur Ali Ndjukendi, un spécialiste en neuropsychiatrie, explique que ça peut venir de plusieurs choses : les hormones qui nous jouent des tours, des soucis personnels, ou encore des problèmes financiers ou de couple. Eh oui, tout ce stress peut vraiment nous isoler et nous pourrir le moral.

    La dépression pendant la grossesse, ce n’est pas juste des « sauts d’humeurs ». Ça peut sérieusement compliquer les choses, comme augmenter le risque de fausse couche ou d’accouchement prématuré. Le fait de donner naissance à un bébé de faible poids est également lié à la dépression. Une mère anxieuse peut répercuter cela sur son bébé dont le cerveau peut connaitre des retards de développement.

    Comment s’y prendre ?

    Ne paniquez pas, mes chères ! On peut faire plein de choses pour se protéger et rester cool. Ressasser vos soucis seule dans votre coin ne sert à rien. Même si certaines personnes recourent à la prière espérant se libérer de leur poids (ce qui n’est pas mauvais), il est important de se confier à quelqu’un (la parole libère mieux que la pensée).

    L’autre thérapie de choc pour chasser la dépression est la pratique du sport. Pour une femme enceinte, à part marcher pour vous dégourdir les jambes, achetez vous les vélos d’appartement (immobile) avec lequel vous pouvez pédaler dans votre salon, balcon ou dans la chambre. Le rire est également une excellente thérapie pour vous décharger de toutes les mauvaises énergies qui accompagnent la dépression, car en le faisant, votre corps diminue les hormones qui causent le stress (l’adrénaline et la cortisone). Je ne sais plus sur quelle chaine congolaise vous pouvez vous permettre de rire à gorge déployée jusqu’à en couler des larmes.

    L’approche médicamenteuse

    Si malgré tout ça, les symptômes s’aggravent, pensez à consulter un médecin pour essayer un traitement. Ne prenez pas le risque de faire de l’automédication ou prendre le conseil d’une personne non experte qui pourrait se prêter à vous dire que tel médicament est indiqué. N’est pas médecin qui veut.

  • Les femmes qui draguent : qu’en disent les astres et les prédicateurs ?

    Les femmes qui draguent : qu’en disent les astres et les prédicateurs ?

    En République Démocratique du Congo, comme dans de nombreuses sociétés majoritairement patriarcales, le rôle traditionnel de l’homme dans les relations amoureuses est celui de l’initiateur.

    Cependant, cette vision est aujourd’hui remise en question dans une société où les femmes occupent des rôles de plus en plus influents. La montée en puissance des femmes dans des secteurs clés comme la politique, l’économie et la religion a ouvert la voie à des discussions sur leur place dans la société, y compris dans les relations amoureuses.

    Un Progrès Social Significatif

    La RDC a vu une évolution marquée du statut des femmes au fil des décennies. Autrefois exclues de certains domaines comme la prédication religieuse ou les hautes fonctions managériales, les femmes congolaises ont brisé de nombreuses barrières. Des figures emblématiques, telles que des pasteures influentes ou la nomination historique d’une femme à la tête de la Banque Centrale et au poste de Premier ministre, témoignent de cette transformation. De plus, la présence de femmes à des postes de direction, que ce soit dans le public ou le privé, est devenue de plus en plus courante.

    Alors, pourquoi un geste aussi simple qu’une femme exprimant ses sentiments à un homme devrait-il encore faire débat ?

    Malgré ces avancées, beaucoup pensent encore qu’une femme qui drague en premier risque de perdre le respect de l’homme. Cela découle d’une norme culturelle héritée du système patriarcal, où la femme est perçue comme devant rester passive, attendant que l’homme fasse le premier pas. Pourtant, tous les hommes ne sont pas toujours prêts à prendre cette initiative.

    Que disent les étoiles ?

    Pour comprendre comment certains hommes peuvent être héistants sur les questions amoureuses, je me suis intéressée à l’astrologie pour en apprendre davantage sur la façon dont les anciennes civilisations, s’y seraient pris pour tenter de cerner ce phénomène. Il faut savoir décoder les signes d’intérêt pour comprendre leur sens. Si l’homme que vous convoitez est Capricorne (née entre le 22 décembre et le 20 janvier), Verseau (entre le 20 janvier et le 19 février) ou Scorpion (23 octobre au 22 novembre) ; il y a de fortes chances que Monsieur ait peur d’exprimer ses sentiments par peur d’essuyer un refus et vous heurter.

    Essuyer un refus pour ce genre d’homme renforce sa vulnérabilité et entame très souvent sa confiance en soi, les poussant souvent à se retenir, même s’ils ressentent un intérêt réel pour une femme. C’est en somme ce qu’explique également la célèbre pasteur Joëlle Kabasele dans l’une de ses prédications sur le sujet.

    Une femme qui prend l’initiative ne devrait pas être forcément jugée négativement. Au contraire, cela peut refléter une forme de confiance et de sincérité, des qualités appréciées dans toute relation saine. La société congolaise évolue au même rythme que notre monde, et il est temps que les normes autour des relations amoureuses suivent cette tendance. Le plus important dans une relation est que les bases soient fondées sur la complémentarité, la sincérité et le respect mutuel.

  • Journée mondiale de la Démocratie : les élues donnent de la voix

    Journée mondiale de la Démocratie : les élues donnent de la voix

    Le 16 septembre 2024, dans le cadre de la Journée mondiale de la démocratie, le chapitre des anciens boursiers du programme YALI East Africa, sous le parrainage de l’Ambassade des États-Unis à Kinshasa, a organisé une rencontre d’échange à l’espace américain de l’Université protestante au Congo, a permis de réunir des conseillers municipaux et des jeunes leaders, afin de renforcer le dialogue entre les élus et leurs électeurs, tout en mettant l’accent sur le civisme et la compréhension des responsabilités des conseillers municipaux au sein de leurs circonscriptions.

    Un expert du Ministère de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires Coutumières est internvenu pour clarifier les distinctions de pouvoir entre les conseillers municipaux, les bourgmestres, le gouvernorat et l’Assemblée provinciale, offrant ainsi un cadre juridique pratique pour amorcer les échanges.

    Prenant la parole, Priscille Lumbi, conseillère municipale de la commune de Limete, a abordé le thème « des institutions responsables pour une démocratie solide : garantir la transparence et la confiance des citoyens ».

    Priscille Lumbi – Elue de la Commune de Limete

    Elle a souligné l’importance de la relation de confiance entre les conseillers municipaux et leurs électeurs, rappelant que les élus sont les serviteurs du peuple et qu’ils doivent agir en faveur de l’intérêt général. Selon elle, les élus doivent promouvoir la transparence à travers divers moyens, tels que des conférences, des réunions avec la population et l’utilisation des médias pour rendre compte de leurs actions.

    Esther Kankolongo – Elue de la Nsele

    Madame Esther Kankolongo, Conseillère municipale de la Nsele, s’est exprimée sur le rôle crucial des femmes dans les instances de prise de décision, soulignant que leur participation est indispensable pour renforcer la démocratie et les droits humains. Elle a plaidé pour une plus grande inclusion des femmes dans les postes de gouvernance, affirmant que cela contribuera à améliorer les conditions de vie des populations et à construire une société plus juste et équitable.

    En République démocratique du Congo, les relations entre élus et électeurs sont souvent caractérisées par de la méfiance. Le cadre de la Journée mondiale de la démocratique était l’occasion de briser le plafond de verre et permettre des échanges pour stimuler des interactions plus régulières dans l’optique de favoriser la participation de la population aux processus de prise de décision à la base. De retour sur la scène politique depuis 1987, les conseillers municipaux constitue à en croire un spécialiste en communication présent à cet échange, le liant entre la communauté et les pouvoirs publics. Renouer le dialogue et favoriser une collaboration accrue contribueront selon ces experts, à la consolidation de la démocratie en RDC.

  • Une journée d’inspiration pour les femmes des STEM avec l’Ambassadeur des Etats-Unis en RDC

    Une journée d’inspiration pour les femmes des STEM avec l’Ambassadeur des Etats-Unis en RDC

    Une Journée d’Inspiration pour les femmes dans les STEM avec l’Ambassadeur des États-Unis en RDC

    Coucou Sisters

    Le mardi 10 septembre 2024, nous étions avec l’Ambassadeur des États-Unis en République Démocratique du Congo, S.E. Lucy Tamlin, qui avait organisé un événement réunissant des femmes passionnées par les STEM (Sciences, Technologies, Ingénierie et Mathématiques). Cette activité visait à honorer celles qui sont engagées dans ces domaines ainsi que celles qui aspirent à y débuter, et à créer un espace d’échange sur les défis qu’elles rencontrent dans leurs carrières. Des disciplines variées telles que la géologie, la biologie, la robotique et même les jeux vidéo ont été mises en avant lors de cette journée.

    Dans son discours d’ouverture, l’Ambassadeur Tamlin a tenu à rappeler à ces femmes, l’importance cruciale de leur contribution au développement socio-économique de la RDC. Elle les a encouragées à ne pas baisser les bras, malgré les obstacles rencontrés. Elle a également souligné le rôle crucial des jeunes femmes qui souhaitent embrasser ces carrières, les incitants à persévérer et à transformer les défis du quotidien en opportunités. Elle a levé son verre en l’honneur de toutes les participantes, dédiant cette journée au réseautage, à la solidarité et au mentorat entre ces pionnières des STEM.

    Thérèse Kirongozi a pris la parole pour partager son expérience innovante de robot roulage, qui a contribué à améliorer la circulation routière en RDC. Son désir d’embrasser ce domaine résulte d’un accident mortel qu’a subi son frère et qui a bouleversé sa vie à tel point, qu’elle s’était jurée de ne plus revivre cette tragédie. C’est de là qu’est née son idée de projet de création d’un Robot routier. Une entreprise de trois ans, ponctuée d’échecs, essais et erreurs, vu la difficulté d’adapter son concept au contexte congolais. Cela ne l’a pas découragé pour autant et après un long lobbying auprès des autorités et de la Police, son projet est devenu réalité.

    Thérèse Kirongozi ne s’arrête pas là et compte apporter davantage de solutions innovantes au développement de son pays dans d’autres filières connexes à la robotique. Elle a encouragé les femmes dans ce domaine à continuer à persévérer et à être des modèles pour les plus jeunes qui envisagent d’y faire carrière plus tard.

    La Team Sisters CD avec Madame l’Ambassadrice et une autre invitée

    Après son témoignage, les participantes ont eu l’occasion d’échanger sur leurs parcours, les obstacles rencontrés, leurs réussites et leurs ambitions pour l’avenir. Pour conclure, Madame Do Nsoseme, chargée de Programme à l’Ambassade des États-Unis, a présenté les nombreuses opportunités offertes par Département d’Etat américain aux femmes souhaitant développer leurs compétences dans les STEM. La Rédaction de SISTERS s’est particulièrement distinguée par son enthousiasme et exprime son enthousiasme aux organisateurs pour cette rencontre enrichissante.

    #Sisters! #Blood!

  • Banque Centrale du Congo: des billets attirent l’attention

    Banque Centrale du Congo: des billets attirent l’attention

    Banque Centrale du Congo: les billets de banque attirent l’attention

    Salut les sisters,

    Comme vous le savez, faire des achats, se payer des vacances où l’on veut , faire plaisir à ceux qu’on aime, nécessite des fonds. Mais la République Démocratique du Congo, et précisément à Kinshasa ce matin, la population s’est vu crier « alerte aux faux billets! ».

    Et pourquoi ? Il a été constaté le changement de signature du gouverneur de la Banque Centrale du Congo. De Mr Deogratias Mutombo ,actuel président de l’Autorité de régulation et de contrôle des Assurances au Congo(ARCA) à Mme Marie-France Malangu Kabedi ,depuis juillet 2021 nous avons observé cette transition.

    Nous soulignons qu’ elle est trezième sur la liste et première femme à être nommée gouverneur de la Banque Centrale du Congo. Par ces éléments étalés , l’on peut cerner qu’il est pratiquement formel de retrouver sa signature sur les billets de banque émis depuis Janvier 2022.

    De ce fait chers lecteurs, sentez-vous désormais à l’aise d’user de ces billets parfaitement en règle sur le sol congolais à votre bon vouloir. Aucun risque de vous croire arnaqués , votre patrimoine est en sécurité.

    D’ici-là, prenez soin de vous et profitez de la vie!

    #Sisters! #Blood!