Exercer une activité rentable constitue un dilemme pour de nombreuses jeunes femmes en quête d’autonomie financière. Si le commerce a longtemps figuré en tête de liste des métiers dans lesquels les femmes se lançaient en masse, créant le mythe fondateur des Nana Benz à la congolaise, c’est plutôt, les salons de coiffure pour femmes qui ont proliféré dans les quartiers résidentiels et commerciaux de Kinshasa.
Cette profession, souvent perçue comme accessible et peu coûteuse à lancer, s’est avérée être une source de revenus significative. Le succès des tresseuses, dont les prestations sont payées en pièces sonnantes et trébuchantes, a mis la puce à l’oreille d’entrepreneurs qui leur ont donné des salles équipées dans lesquelles, elles ont diversifié leurs services en intégrant la vente de produits capillaires, la manucure, la pédicure et des soins dermatologiques.
La demande croissante pour les services de coiffure est indéniable. La prestation la moins coûteuse revient à cinq dollars américains dans des communes comme Bandalungwa et atteint deux chiffres dans d’autres. À côté, les 3.000 francs congolais que paient les hommes pour se faire une beauté ressemble à une goutte d’eau dans l’océan.
Chaque fin de semaine, un flux constant de clientes, des petites filles aux adultes, se dirige vers les salons ou les coiffeuses de quartier. Esther Palata, coiffeuse à Kintambo Magasin, en est un exemple emblématique. Ayant commencé comme coiffeuse indépendante en 2017, elle a su construire une réputation solide et, en 2024, a transformé son activité en une entreprise établie. Selon elle, chaque cliente peut lui rapporter 20 dollars ou plus, ce qui souligne le potentiel financier de ce métier.
Le Capital
L’accessibilité de ce métier est un autre facteur clé de son attrait. Devenir coiffeuse ne nécessite un investissement assez conséquent. Quant à la formation, elle est beaucoup plus accessible et est souvent proposée par des ONG locales et des centres professionnels. Ces programmes incluent non seulement l’apprentissage des techniques de coiffure, mais également des notions d’esthétique et de gestion, ouvrant ainsi des perspectives entrepreneuriales.
Après investigation, notre rédaction a su établir les montants suivants :
- de 1000 à 4000$ pour un petit salon
- de 5000 à 15000 pour un salon standard
- Plus de 15000$ pour un salon haut de gamme
Ces montants incluent la location de l’espace, son aménagement, les équipements et les frais administratifs et de personnel. Ils comprennent :
Local commercial
Emplacement : Un lieu bien situé, avec beaucoup de passage et une bonne visibilité.
Loyer : le loyer varie beaucoup selon les quartiers.
Aménagement intérieur
Travaux de peinture, carrelage, électricité, plomberie.
Mobilier : fauteuils de coiffure, miroirs, comptoirs.
Équipements professionnels
Sèche-cheveux professionnels (fixes et portables)
Casques chauffants
Bacs de lavage
Équipements pour soins capillaires : fers à lisser, fers à boucler, tondeuses
Produits capillaires
Shampoings, après-shampoings, colorations
Personnel
Salaires : Coiffeuses.
Taxes
Marketing et communication
Enseignes et signalétiques
Publicité sur les réseaux sociaux ou imprimés
Autres frais
Système de gestion (caisse, facturation)
Bien évidemment, vous pouvez commencer modestement, en minimisant certains frais et monter en puissance progressivement. Ce qui nécessite une bonne discipline de gestion et une planification financière à toute épreuve.
Les plus modestes peuvent se lancer en freelance avec des prestations à domicile. Rassurez-vous cependant avant d’aller chez les gens. Avec l’insécurité grandissante de nos jours, c’est une option à n’utiliser qu’avec des gens en qui vous avez pleinement confiance.
Pour celles qui cherchent une voie professionnelle rentable en 2024, la coiffure est une option viable que notre rédaction vous recommande en 2025.